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Ateliers-laboratoires de simulation vocationnelle-occupationnelle1

Dr. Silvia B. Gelvan De Veinsten
Universidad del Salvador, Argentina


auteur

résumé/abstract

Cette expérience a commencé en 1980, et on l'a présenté internationalement en 1987 et elle est appliquée actuellement malgré les changements qui ont lieu en Argentine. Notre but est de signaler l’importance qu'une expérience simulée fait sur ceux qui déterminent leur future carrière ; ainsi les fantaisies occupationnelles seront confrontées avec la réalité des compétences et des demandes de l’entourage. D’avance, on joue les rôles et on apprend à utiliser des instruments, des habilités, des stratégies pour éviter les erreurs par le manque de connaissances. À ces ateliers-laboratoires, on peut réfléchir et opter pour les faisabilités les plus adéquates pour soi afin d'y construire sa propre identité personnelle et occupationnelle. Notre devise : " Pour choisir il faut savoir ". Savoir ce qu’il y a, savoir ce qu'on veut, savoir ce qu’on peut faire, savoir ce qu'il est mieux pour soi, et savoir ce qui est défini par les circonstances historiques de notre vie. C'est le but de la modalité que nous implanterons dans notre institution.

contenu

Introduction
Qu’est-ce qu’un atelier-laboratoire en OV-O ?
Objectifs des ateliers en OV-O
Organisation générale des ateliers-laboratoires
Obstacles au bon fonctionnement des ateliers-laboratoires
Conclusions
Actualisation


Introduction

Les apports de la linguistique et de la théorie de la communication à la psychologie ont permis de considérer le langage, et plus précisément la langue, non seulement comme un système de signifiants porteurs de significations différentes suivant les groupes et les individus, mais aussi comme un discours verbal ne coïncidant pas avec le discours d’action correspondant à ces énoncés. Ce que l’on dit n’est pas toujours ce que l’on fait; ce qui se croit n’est pas toujours ce qui se vit; ce que l’on raconte peut être un roman plus cohérent, grâce à la création de ses propres personnages inscrits dans une dramatique, que de la réalité observable par les autres. Ceci se passe au niveau des institutions aussi bien qu'à celui des personnes ayant pour résultat l’émergence de paradoxes et de contradictions.

Karen Homey fit une mise en garde contre les règles non intégrées et articulées de la société occidentale qu’elle qualifie de « névrotiques ». Les théories psychologiques des profondeurs, quant à elles, étudièrent les oppositions intérieures parmi lesquelles l’homme fluctue et cherche son équilibre: instincts de vie et de mort, instances en opposition, désirs et réponses de l’extérieur, impulsions et contrôles. Les cosmogonies de l’être individuel reflètent et sont reflétées par les organisations socioculturelles : le Chaos et l’Ordre, Dieu et Diable, le Bien et le Mal, l’Ignorance et la Sagesse, le Plaisir et le Devoir. La liste des alternatives polaires que nous pourrions bâtir serait très longue. Il est même possible qu’avec celle-ci nous puissions trouver les valeurs de référence utilisées dans les choix que font chaque société en son temps historique et chaque individu dans l’évolution. Les choix s’expriment toujours dans un cadre de valeurs, celles avec lesquelles on perçoit, on mesure et on évalue. Nietzche, déjà, fit référence à l’homme en tant qu’« animal estimateur par excellence » (Généalogie de la Morale).

Dans un processus d’Orientation Vocationnelle-Occupationnelle - dans un cadre de la méthodologie des « matrices réflexives » (présentée à un autre moment de ce Congrès2)-, il importe autant pour la santé de l’homme que pour celle de la société que ce dernier soit l’acteur véritable du choix conduisant à son projet vocationnel. J’ai précisé alors que, quand nous réalisons un processus d’orientation, nous parlons de la connaissance que l’individu a de lui-même et de son échelle de valeurs pour qu’il arrive à les harmoniser avec les ouvertures et les possibilités de son contexte social.

À travers ce qui précède, je voudrais rendre bien clair qu'un choix vocationnel qui retiendrait comme seuls projets, ceux formés à base d’images, verbalisés, sans aucune confrontation sur le terrain avec le monde professionnel peut demeurer incomplet. Ceux d’autre part, qui défendent qu’une information exhaustive sur les tâches peut suffire oublient qu’eux-mêmes font partie de groupes qui appartiennent à des institutions avec des valeurs qui précisent ce qu’il faut voir et pourquoi le voir. Les données s’organisent avec des témoignages conditionnés.
Dans notre pays, les centres d’orientation des universités encouragent les carrières universitaires; ceux des écoles secondaires prennent celles-ci, sauf dans le cas des écoles techniques, comme des ponts pour l’université. Les services d’orientation des centres de santé, des cabinets privés et des hôpitaux se préoccupent davantage d’une prophylaxie des mécanismes du choix que de la réalité des domaines professionnels et des combinaisons qu’il est possible de faire avec ces derniers. Nous avons constaté combien de professionnels de l’orientation, méconnaissant ou repoussant personnellement certaines professions, deviennent inconsciemment promoteurs des activités avec lesquelles ils se sentent des affinités et ils se proposent, à cet égard, comme modèles d'identification.

Si d'un côté, nous devons nous occuper des distorsions et des pressions qui s’exercent sur celui qui choisit telles qu’elles se manifestent dans sa biographie, nous devons également considérer les omissions et les distorsions de l’information professionnelle et ce qu’elle propose vraiment. Ces précautions prises, le consultant (le client) arrivera à son projet, celui que la technique Vision du futur (V-F) - présentée ailleurs suggère qu’il s' initie à titre de première synthèse. De là, on passe en revue des projets possibles, on fait appel à des techniques comme celle de la Réalité occupationnelle - Relation objectale [(R -O (R-O)] qui consiste en une série de cartes présentant, sous forme picturale, des contenus et des contextes occupationnels par le moyen duquel le consultant (le client) joue son insertion de façon simulée, jusqu’à en arriver à une décision anticipant l’occupation ou le champ occupationnel. Et cette décision a encore besoin d’être confrontée à la réalité. C’est à cette fin que nous avons créé les ateliers-laboratoires de simulation vocationnelle-occupationnelle.

Avant de présenter ces laboratoires, cependant, une dernière considération nous retiendra. Elle a trait à l’école qui devrait prendre à sa charge d’assurer une bonne partie de l’acquisition et du perfectionnement des habiletés et des outils nécessaires pour l’exercice de différentes occupations.

Malheureusement, l’école argentine dans l’ensemble, continue d’être encyclopédiste, de viser l’acquisition de connaissances atomisées, éloignées des événements et des besoins de la réalité non scolaire. En raison de cette fermeture de l’extérieur que maintient l’école, de nombreux jeunes, en sortant de celle-ci, présentent des crises personnelles devant les choix concernant leur présent et leur futur professionnel. André Bejin, dans son article « Crise des valeurs, crise des mesures », suggère que l’expression « crise des valeurs » pourrait ne pas désigner seulement une perturbation du système des jugements éthiques que les agents sociaux formulent concernant ce qui est désirable, estimable…, mais encore une altération violente et brusque des instruments d’estimation quantitative. Il cite ainsi Paul Valéry, qui lui affirmait que la crise des valeurs pouvait non seulement résulter d’une confusion des évaluations qualitatives mais aussi d’un dérèglement des évaluations quantitatives.

Ces concepts, nous les avons largement confirmés dans la pratique. Une fois, l’articulation des désirs et des possibilités résolue, les consultants (clients) ont besoin d’établir des liens empiriques, ne serait-ce qu’à titre d’essai. Les ateliers-laboratoires leur montrent la valeur à cet égard.

Qu’est-ce qu’un atelier-laboratoire en OV-O ?

Les ateliers laboratoires en OV-O sont un espace créé pour expérimenter des contextes occupationnels où les participants ont l’occasion d’exercer des rôles, des techniques, des systèmes de communication, des langages spécifiques, de se confronter au recrutement, aux problèmes de la mobilité et à des objectifs intra et extra institutionnels. Les contextes occupationnels reviennent à tour de rôle et contribuent au choix des tâches à effectuer.

Il ne s’agit pas seulement d’un atelier ni seulement d’un laboratoire. Dans un atelier, on travaille sur un objet, à sa confection ou à sa réparation; dans un laboratoire, on expérimente. Dans un atelier-laboratoire, le participant travaille avec les objets jusqu’à leur élaboration finale, en expérimentant non seulement des techniques et des façons de faire mais en étant lui aussi objet et sujet d’expérimentation.

Chaque consultant (client) et chaque groupe sont assistés par un professionnel du champ spécifique ou un pédagogue occupationnel et par un professionnel de l’orientation vocationnelle-occupationnelle. Le premier a pour objectif la mise en place des conditions qui assurent l’efficacité; le second, de révéler les liens et les attitudes que chaque personne choisie révèle à travers son projet personnel.

Objectifs des ateliers en OV-O

  1. S’expérimenter et s’auto-évaluer dans différentes situations occupationnelles.
  2. Faire la part des habiletés acquises, des potentiels non développés et, par conséquent, possibles.
  3. S’auto-percevoir dans des situations de gratification d’effort et de routine tout en minimisant les projections idéalisantes ou péjoratives.
  4. Comprendre la dynamique des occupations en regard de la structure politique et économique actuelle.
  5. Discerner les pyramides occupationnelles actuelles et leur relation avec l’offre et la demande, compte tenu des différences régionales.
  6. Comprendre chaque rôle occupationnel dans le réseau interactionnel des champs occupationnels.
  7. Questionner activement ses projets d’être, de faire et d’avoir, thèmes qui ont déjà été travaillés dans des étapes antérieures du processus d’OV-O

Organisation générale des ateliers-laboratoires

Au Centre d’aide Psychopédagogique que je dirige, sous ce que nous intitulons Savoir-Expérimenter- Choisir, nous avons divisé les professions en quatre grands domaines, à partir des critères suivants :

  1. Projet et création
  2. Comportement humain
  3. Utilisation de la science et de la technologie
  4. Sciences naturelles

Nous savons que cette classification n’établit pas de délimitations strictes et, de fait, il y a des occupations qui appartiennent à plusieurs, voire à toutes les catégories, mais avec des indices différentiels. Par exemple, l’occupation nourriture et alimentation est incluse dans « projet et création » (décoration de gâteaux, planification de banquets, cuisine familière et folklorique), dans « sciences et technologie » (techniques d’alimentation, manufactures régionales d’alimentation), dans « sciences naturelles » (la diététique, la biologie comparée de l’alimentation) et dans « comportement humain » (la sociologie et l’anthropologie de l’alimentation). Le domaine de l’économie et de la commercialisation touche à toutes les occupations.

Pour en arriver à cette structure, nous avons tenu compte des données recueillies pendant cinq ans auprès de différents niveaux sociaux de notre population, comprenant des enseignants et des professionnels.

Obstacles au bon fonctionnement des ateliers-laboratoires

La préparation professionnelle

  1. La difficulté d’intégration au métier de pédagogue, car celui-ci compétitionne avec l’orienteur vocationnel-occupationnel.
  2. La nécessité d’entraîner les professionnels préalablement, rendant possible l’acquisition :

a) pour le pédagogue occupationnel : des connaissances approfondies de son champ et de ceux qui lui sont reliés par les objectifs, les objets, les outils et les connaissances qui doivent s’allier à une excellente attitude d’enseignement.

b) pour l’orienteur vocationnel-occupationnel (en plus de sa préparation quant au processus d’OV- O): des habiletés nécessaires à la coordination de situations individuelles et de groupe. Pour cela, il doit s’entraîner au diagnostic et à l’articulation des relations auxquelles il aura à faire face simultanément :

- les relations des coordonnateurs avec la tâche ;
- les relations des coordonnateurs avec le groupe ;
- la relation du groupe avec les personnes qui s'y joignent et de chacune de ces personnes avec le groupe qu'elles intégrent ;
- la relation des coordonnateurs entre eux (déjà mentionné)

Les outils de travail

Pour des raisons économiques, nous ne possédons pas tous les mêmes outils sur lesquels la société peut compter. Cependant, avec l’aide des pédagogues de divers métiers, nous sommes en train de confectionner ceux qui sont indispensables à l’atteinte des buts proposés. Dans certains cas, les consultants (clients) eux-mêmes interviennent dans leur dessein et leur fabrication.

Le moment de participation dans les ateliers-laboratoires

Le moment de participation de chaque consultant (client) aux ateliers-laboratoires doit être précédé de l’identification des aspects de la connaissance de soi et de l’information sur le monde occupationnel qui ont servi d’assise à ses choix antérieurs, de façon à éviter les essais non discriminés, résultat illusoire d’une décision précipitée.

La séduction exercée par la personnalité des professionnels

Il est nécessaire de signaler cet aspect parce qu'il existe et, d’une certaine façon, ne peut être évité. Le style des professionnels peut correspondre au désir des consultants (clients) de suivre un modèle, de là d’ailleurs l’importance du point précédent. Dans la mesure, en effet, où les consultants (clients) auront déjà défini un champ occupationnel bien découpé, ils tendront davantage à l’exercice d’activités qui y sont reliées qu’à vouloir être remarqués par les orienteurs.

La possibilité de former des centres dépendant du secteur gouvernemental

Malgré l’efficacité de ces ateliers-laboratoires, nous avons seulement pu obtenir l’inclusion de la méthodologie dans différentes écoles favorisant une éducation plus dynamique mais sans les objectifs de l’OV-O.

Lentement, les enseignants dialoguent avec les orienteurs mais sans que cela donne lieu à des actions conjointes. Le problème des responsabilités propres est que le « ce-qu’il-revient-à-chacun-de-faire » continue de peser lourd contre la préparation de plans articulés.

Au niveau du gouvernement, j’ai présenté un plan d’échange de données et de coordination des efforts entre les ministères du Travail, de l’Économie, de la Santé et de l’Éducation partant du principe que l’OV-O correspond à chacun d’entre eux. Là aussi, on nous a répondu que les quatre champs constituent des fiefs qui ne sont pas encore intégrables.

Dans le milieu universitaire, quatre provinces seulement ont répondu à notre invitation. C’est pour ce milieu que j’ai préparé un programme de formation post-graduée qui, à partir de différentes formations universitaires, prépare les orienteurs vocationnels-occupationnels, au-delà de la psychologie et de la psychopathologie du choix professionnel, à comprendre les données et les valeurs socio-politico- économiques. La formation leur procure des techniques différentielles pour chaque milieu de consultation et diverses institutions de travail et elle leur permet d’intégrer les autres professionnels dont ils auront besoin pour l’exercice de cette «transdiscipline».

Conclusions

Nous croyons que la méthodologie des ateliers-laboratoires est une ressource importante dans notre méthode d’Orientation Vocationnelle-Occupationnelle. Cette dernière représente un processus de choix qui se développe graduellement en phases synergiques de connaissance de soi, de connaissance du monde du travail et des relations réciproques entre ces deux réalités.

La seule considération du conflit que génère le choix, en tant que processus psychologique, ou la seule information sur l’offre et la demande et les profils professionnels ne satisferont pas la problématique de l’homme occupé. Pour arriver à cette intégration, il ne suffit pas seulement de prendre une décision; il faut encore la mettre à l’épreuve de l’expérimentation. C’est le seul moyen, sauf la vie elle-même, dont nous disposons pour diminuer l’incertitude et l’indétermination dans le choix vocationnel-occupationnel.

Parce que l’incertitude est le patrimoine de l’avenir, elle est aussi le projet le plus douloureux et le plus heureux pour l’homme: être impliqué dans l’exercice toujours inachevé de choisir et, en choisissant, de ne pas tomber dans la facilité « d’être quelque chose » (avocat, orienteur, artisan, maçon,…)

S’il le faisait, il cesserait alors d’être humain.

Note d’actualisation


Il est important de dire qu'en Argentine, aujourd’hui on supporte de nouveaux problèmes : le chômage, l’appauvrissement progressif, et la méfiance d'un lendemain meilleur. Ces problèmes nous emmènent l’accroissement de la violence sociale et de la migration compulsive (nous avons fait une recherche avec 400 jeunes, 400 éducateurs, et 400 adultes non-éducateurs et entre 75% et 80% ne croit pas qu’il y aura d'ici 10 ans une amélioration des conditions de vie) .La population argentine n' a plus d’espoir, donc nous avons ajouté une section appelée « croire et créer l’avenir ». D’ici, nous partons vers la simulation occupationnelle à travers les chemins et les obstacles possibles.

La formation générale de l’orientateur est extrêmement importante aujourd’hui parce que son action inclut la totalité des institutions où l’orientation est possible: la famille, l’école, les entreprises et les communautés.

L'orientation permet à quelqu’un de choisir une manière de vivre où l’être et le faire se conjuguent dans un projet existentiel possible. Pour y arriver, il faut une certaine liberté d'action et non pas l'endoctrinement au système quel qu'il soit.

Qu’il soit dans une famille où on construit les identités personnelles, ou bien à l’école où on acquiert les connaissances pour savoir-faire, ou bien dans un métier où on produit ou dans la communauté où on établit les procès d’inclusion sociale, les individus sont immergés en situation d’apprentissage et en relation avec les autres.

Nous affirmons l’hypothèse de l’accroissement de la santé, de l’apprentissage et du travail. On apprend à aimer, à faire, à créer, à apprendre, enfin à s'adapter selon le sens donné au mot par Piaget. Il faut avoir une relation affective dans le contexte et aussi d’accès aux connaissances. Connaître les demandes, ce n'est pas se soumettre sans critiques parce qu’une telle attitude peut emmener quelques fois un stress latent qui se manifeste à n’importe quel moment comme une maladie ou une réaction agressive envers les autres. Alors, la prévention de la violence est aussi une compétence du conseiller d’orientation. Nous croyons que beaucoup de pathologies individuelles et sociales pourraient être comprises et classées à partir de l’évolution et des changements marqués par l’adaptation surtout quand les organisations n’ont pas la capacité pour répondre à ce qu’on appelle les besoins sociaux de base: être accepté et approuvé. Il faut se rappeler que dans la non-acceptation, on trouve une nuance qui va depuis le mépris jusqu’à l’omission et dans la non-approbation extrême, on va de la marginalité à l’expulsion.

Nous croyons que nous sommes en train de vivre une crise mondiale dont les peuples bien enracinés dans leur propre culture sortiront avec une grande individualisation façonnant d’une manière particulière le phénomène de la globalisation. Dans le même sens, nos ateliers-laboratoires permettent dans la généralité occupationnelle à ce que chaque participant organise sa propre modalité d’être et de faire.

Note de Actualisation en Espagnol

Para la actualización de este trabajo, es primordial informar que hoy en día, en Argentina, existen nuevos y crecientes problemas como son: el desempleo, la pobreza y la preocupación de la población de lograr un mejor futuro. Esto trae como consecuencia una creciente violencia social y a una apremiante emigración.

Se realizó una encuesta a 400 jóvenes , 400 docentes y 400 adultos no docentes y esta investigación arrojó como resultado que del 75 al 80 % de las personas que respondieron, no ven una salida a esta difícil situación; de lo que podemos concluir que el pueblo argentino sufre de desesperanza. Por este motivo, hemos anexado a estos talleres o bien denominados, laboratorios, una división denominada : “Creer y crear el futuro”. Nuestras actividades se enfocan a la simulación de empleo con los problemas y obstáculos del mismo.

Por la importancia de esta difícil situación, partimos con la preparación del orientador cuyo ámbito de trabajo, abarca todas las instituciones sociales posibles como son : la familia, escuelas, empresas y comunidades. Se tiene como objetivo principal, facilitar la elección de un modo de vida, en el que el ser y el hacer se conjuguen en un proyecto existencial factible.

Para lograrlo, es necesario que exista cierta libertad electiva y no que se pretenda imponer un sistema que logre un cambio en el modo de vida de las personas que sea considerado como arbitrario.

Es primordial tomar en cuenta todos los ámbitos sociales donde se establecen los procesos de inclusión social en los que el individuo aprende y se relaciona con otros (orientación para aprender y para convivir). Por ejemplo, en la familia, el individuo forma su identidad, en la escuela aprende los conocimientos necesarios y en el trabajo aprende a producir.

Es por ello que confirmamos la hipótesis en la que se entrecruzan la: salud, el aprendizaje y el trabajo.Se aprende a amar, a creer, a ser productivo; el significado de la posesión; se aprende a instruirse; en otros términos, el individuo se adapta en el sentido que le diera el maestro Piaget; ello implica una relación afectiva, de confianza y acceso a los conocimientos. Conocer las demandas no significa establecer una sumisión sin crítica que generalmente conduce a un distrés latente que emerge como enfermedad o como reacciones agresivas hacia los demás. De ahí que también la violencia sea un obstáculo a vencer por parte del orientador.

Se cree que muchas patologías individuales podrían ser clasificadas y comprendidas a partir de la evolución y cambios fallidos en la adaptación del individuo, sobre todo cuando las organizaciones no responden a una de las necesidades básicas: ser aceptado y ser aprobado. Para la primera ,la fórmula son las palabras: « te quiero por lo que eres »y para la segunda: « lo que haces está bien ».

Recordemos que en la no aceptación encontramos desde el desprecio a la omisión, y en la no aprobación extrema, la marginación con su extremo, la expulsión.

Creemos que estamos viviendo el afrontamiento de una crisis mundial de la que poco a poco resalta la individuación de los pueblos, arraigada en sus raíces culturales; dando una forma muy particular al fenómeno de la globalización. En ese mismo sentido nuestros talleres facilitan que de la generalidad ocupacional, cada participante organice su particular modo de ser y hacer .



auteur

Dr. Silvia Beatriz Gelvan de Veinsten est Présidente de la Fondation OVO (Orientation Familiale, Scolaire et Professionelle). Elle est également Présidente pour la Région Sud de la Federación de Asociaciones y Profesionales del Orientación de America Latina. (Fédération d’Associations et Professionnels de l’Orientation de l’Amérique Latine).- APOAL- FAPOAL
Courriel: veinstenovo@ciudad.com.ar

notes

  1. Ce texte est paru dans Carriérologie, vol. 3, no. 4, 1988. Il a également été l’objet d’une communication au XIIe Congrès International de l’Orientation, Annecy, France, en septembre 1987.
  2. Le texte en français de tous nos travaux sera bientôt disponible pour les professionnels intéressés.

abstract

This project, which began in 1980 and was published internationally in 1987, still goes on, despite the changes that took place in our country. The aim of this paper is to put forth the importance that a simulation experience can have for those who must choose a future career, so that their occupational fantasies can be confronted against reality, competition and the environmental demands. By playing their future roles in advance, they are able to learn from this exercise how to put into practice their skills, strategies and avoid misunderstandings that might lead them to making mistakes. At this workshops they can reflect and choose those tasks that are more adequate for the construction of their true personal-occupational identity.

Our motto is: “In order to choose, you must know”. You must know what is available, what you want, what you can do, and what is better for you, and your social-historical background. This is the goal of the method we have implemented at our institution

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